Un jour comme les autres.

C’était un jour. Un jour comme les autres. Ni plus, ni moins…
J’étais ivre mort, avachi sur ma table de cuisine, et l’oiseau est entré par la fenêtre grande ouverte. J’ai relevé la tête. Il était là, posé sur la chaise en face de moi. Noir, calme, m’observant de ses grands yeux perçants. Un aigle, peut-être.
Dehors, le silence. Le monde semblait s’être arrêté. Pourtant je n’avais pas peur. Pourquoi aurais-je eu peur après tout ? Que le Monde s’arrête ainsi n’avait désormais plus aucune importance.
L’oiseau me fixait encore. Immobile. Immense. Sondant mon âme. Profondément.
Il a souri, soudain. D’un sourire merveilleux, éclatant de bonheur, calme et noir.
Ses plumes luisaient au soleil. Et il souriait encore… mon oiseau de malheur. Noir, et si calme pourtant.
Ce jour comme les autres…
Ni plus, ni moins…

7 Replies to “Un jour comme les autres.”

    1. Merci Chris ! Je m’applique, et essaye toujours de faire de mon mieux pour donner un peu de rêve ou d’émotion à ceux qui veulent bien me lire. Ce texte est très noir, peut-être même un peu angoissant, je le sais, mais j’ai eu la surprise de le voir très bien accueilli par ceux qui me suivent. Merci encore pour ton passage et bonne soirée à toi.

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      1. Comme le soulignait un autre commentaire, cette aura noire possède une dimension fantastique / horrifique qui fait tout son charme. Et je crois que quiconque passe / ait passé par une dépression y trouve un écho fascinant et frissonnant à son expérience…

        J’ignore si c’est cette métaphore qui a guidé ta plume, mais chez moi, c’est par là qu’il a vibré (sans compter que le thème de l’oiseau est récurent chez moi aussi).

        Encore bravo et bon courage dans ton confinement !

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        1. Chacun peut y voir ce qu’il souhaite… L’auteur lui-même a plusieurs versions ! La dépression bien sûr, ou pire encore, la mort… d’où le titre : le jour où l’on meurt est finalement un jour comme les autres…

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  1. Vains dieux ! L’alcool ne te réussit pas … être ivre mort te fait confondre les oiseaux : tu aperçois chez toi un oiseau et tu vois un aigle ! Ça ne s’arrange pas ! Un age noir ! C’est nouveau ça !
    Ne serait-ce pas plutôt un corbeau ? Si c’est le cas, le corbeau est un oiseau symbole de malheur et celui-ci est annonciateur pour toi de coma éthylique puisque tu es avachi et saoul comme un polonais !
    A moins que ce ne soit un merle et, dans ce cas, tu n’a rien à craindre.
    Dernière supposition : il n’y a jamais eu d’oiseau dans ta cuisine et tu as été victime d’hallucinations, conséquences de tes abus en matière de liquide alcoolisé !

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