Chapitre 10. Sur le bout de la langue.

Paris. Palais de l’Élysée. Quinze heures trente-deux.

— Voilà… ça y est ! Ça sonne, monsieur le Président !

— Alors, mettez-nous le haut-parleur, madame Goret !

J’avais finalement retrouvé le numéro de portable de Gonfarel dans l’un de mes vieux répertoires téléphoniques…

— Allo ? Jean-Hugues… ? Comment vas-tu, mon cher ?!

— Hé, ben, non… çé pas lui ! C’est madame Broutin qui vous cause ! Gonfarel, il est pas là en ce moment… est parti sans prendre son portable ! Alors, c’est moi qui répond pour lui !

— Qui ça donc… madame Broutin ?!

— Ouai’che, c’est ça ! Ginette Broutin ! C’est moi qui fait le ménage ici ! Dites donc voir un peu, est-ce que c’est-y urgent ou pas votre affaire… ?! Parce que j’ai encore pas mal de taf, moi !

— …Hein… ? Bon… écoutez-moi, madame Ginette… c’est le Président de la République Française en personne qui vous parle…

— Ouais… et alors… c’est pour quoi au juste ?!

— …Bon… Madame Broutin, il est où votre patron ?! Il faut absolument que je le joigne… c’est très important !

— Mais, j’en sais fichtre rien moi ! Dans le Sud, je suppose !

— Dans le Sud… ?! Comment ça dans le Sud ?! Qu’est-ce que vous me raconter là… Il serait parti dans le Sud, comme vous dites, sans prendre son portable avec lui… ?! C’est curieux tout de même ?!

— Hé, ben, oui ! Pressé le patron ! Faut dire qu’avec sa toute nouvelle minette qui lui colle au cul du matin au soir, il est un peu chamboulé ces derniers temps, monsieur Gonfarel ! Y sait plus trop c’qu’y fait, je crois bien !

— …Ah bon… ?! Il a une nouvelle minette, dites-vous ?!

— Ouais, mon vieux ! Et comme qui dirait, du genre michette crasseuse qu’à jamais trop appris à ranger derrière elle, si tu vois ce que je veux dire ! M’a foutu un de ces bordel ici, celle-là ! Faut voir ça ! Et comme ch’uis pas la cousine à Mary Poppins, j’vais en avoir au moins pour trois jours à tout remettre en ordre !

Le Président hésite un peu, avant de reprendre.

— …D’accord… très bien… je comprends parfaitement votre embarras… mais dites-moi, madame Broutin, il y a tout de même un moyen de le joindre, là-bas, non… dans le Sud, comme vous dites ?!

— Ben, j’sais pas trop moi ! Il doit être à Saint-Trop’, je pense, et à tous les coups on le reverra pas avant la mi-septembre maintenant ! Mais y reviendra ! Pour sûr ! Parce qui revient toujours pour les vendanges, Gonfarel ! C’est comme qui dirait sacré les vendanges, pour lui… sûr qu’y voudrait pas les rater pour rien au monde ! Bon… Veux p’tête’ que je lui laisse un message ?!

— Hein… ? Non… non merci ! Pas de message, madame Broutin ! Alors comme ça, vous pensez qu’il serait donc du coté de Saint-Tropez ?

— Ouai’che ! C’est exactement ça… à Saint-Trop’ qui doit être, l’animal ! Coquillages et crustacés… Brigitte Bardot… Louis de Funès… Mon curé chez les nudistes… enfin, tu m’as comprise, Saint-Trop’, quoi !

— Bon… bon… hé bien… je vois… merci, madame Broutin ! On va donc essayer de se débrouiller autrement… bien aimable, et une très bonne journée à vous !

— Ouai’che… même chose !

Et, tut… tut… ! Elle a déjà raccrochée, madame Ginette ! Et cela se compliquait quelque peu notre histoire…

Je coupe le haut-parleur. Le Président reste là, sans rien dire, les yeux un peu dans le vague. Et puis tous les autres aussi, tous les clampins des ministères, idem sur leurs chaises Louis XVI…

Au bout d’un petit moment, peut-être parce qu’on ne pouvait rester comme cela indéfiniment non plus, le premier à bouger une oreille est le Ministre de l’Intérieur. Il est l’un des préférés de notre Président, celui-là aussi. Mais il faut admettre qu’à lui tout seul il cumulait bien question quotas…

Pour vous le présenter rapido, José Ocarina-Mimimoun-Doudouillet, qui, hormis ses origines familiales pluri-étrangères que nous laisse aisément deviner son blaze à rallonge exotique, ainsi que sa couleur de peau qui tire d’une manière globale vers un très joli marron cuivré mordoré, est également issu d’une intéressante lignée croisée de sportifs de grands talents, et plus particulièrement de cyclistes et de marathoniens, aux étagères pleines à dégueuler de coupes et de médailles ramasse-poussières…

Mais, comme bien des fois, un bonheur n’arrive jamais seul à la maison, il avait également perdu ses deux jambes dans un stupide accident de parapente. Elles avaient littéralement cramé jusqu’à mi-cuisse sur une ligne à très haute tension. Du vingt-cinq mille volts, tout de même. Depuis, il se déplaçait en fauteuil à roulettes, et donc, en y regardant bien, il ne lui manquait pas grand chose pour être tout à fait parfait dans le rôle…

« Ah… s’il avait été gay, çui-ci ! Je n’aurai pas hésité un seul instant à le nommer comme premier ministre ! » m’avait même avoué le Président, un jour de confidence facile. C’est vous dire toute l’estime qu’il lui porte, le boss.

Ainsi, après avoir légèrement reculé son fauteuil d’un quart de roue, histoire qu’on le remarque encore un peu mieux, il prend la parole, José…

— Monsieur le Président… voulez-vous que je mette la D.G.S.I tout de suite sur le coup ? Je pense qu’ils devraient nous le retrouver assez facilement… Vous savez, on a toujours pas mal de monde à nous par là-bas, sur la Côte d’Azur, tout ça à cause des espions russes !

— Mais oui, bien sûr, Ocarina ! Et puis les R.G… Et la D.S.T aussi ! Et puis tiens… Tout ce que vous avez de dispo sous le coude ! Faut me le retrouver, mon petit Ocarina ! Et laissez-moi donc tomber les Russes ! On s’en contre-fout des Ruskofs pour le moment ! Seul Gonfarel compte ! Gonfarel !

Il a comme subitement repris du poil de la bête, notre Président, et personne, pas même Ocarina-Mimimoun-Doudouillet, le premier flic de France pourtant, n’ose lui apprendre que les R.G et la D.S.T n’existent plus depuis quelques années déjà, car on avait finalement regroupé les deux dans un seul service, un peu par soucis d’économie, cela est exact, mais surtout parce que cette bande de branquignoles n’arrêtaient pas de se tirer dans les pattes à la moindre occasion…

— Ô, punaise… ! Voilà que je viens d’avoir une idée ! … Et sacrément géniale de surcroît !

Ce qui, et je préfère vous avertir tout de suite avant que vous ne vous emballiez un peu trop vite, n’est pas forcément de très bonne augure pour la suite de notre affaire, sachant que la plupart du temps lorsque le Président a comme cela une idée qui lui vient à l’esprit, et notamment s’il a la prétention de la qualifier lui-même de : ouvrez les guillemets, géniale, fermez les guillemets, on était alors tout à fait en droit de s’attendre au pire…

Tenez, juste à titre d’exemple et pour vous en convaincre si nécessaire, la dernière fois cela nous avait tout bonnement valu une grève de plus de trois mois des éboueurs parisiens, et rien moins qu’un début d’épidémie de peste bubonique dans deux ou trois quartiers de la capitale. L’idée, ce jour-là, consistait alors à obliger nos amis éboueurs à porter de nouvelles tenues de travail qu’un célèbre couturier de la place –et ami intime de notre cher Président– avait dessinées tout spécialement pour eux, se basant sur un concept très intuitif et particulièrement novateur qui libérait totalement, à ses dires en tout cas, toutes les femmes et tous les hommes actifs de notre époque…

— … Moi, je sculpte la matière brute ! Moi, j’envisage la géométrie des corps à l’effort ! Moi, je peaufine la coupe ! En un mot : Moi, j’invente la mode responsable du XXI ème siècle !

Et ben moi, ma couille, je déclare, et même si je n’ai pas tout compris au concept original : « Bravo l’artiste ! »

Après, était-ce vraiment bien raisonnable d’imaginer que de foutre en kilt à gros carreaux et en marinières, des types, qui dès cinq heures du matin, vous poussent des poubelles qui débordent et qui puent, vers des camions-bennes qui ne sentent pas meilleur, allait rencontrer une adhésion franche et massive de toute une profession ?! On pouvait très honnêtement se poser la question…

— Dekka… dites-nous donc un peu, mon cher, vous qui êtes si calé en géographie… Brégançon, à vol d’oiseau… ce n’est pas très loin de saint-Trop’, non ?! Me trompé-je ou pas ?!

Justin Dekka, un peu surpris par la question du boss, fait mine de rechercher dans le tas de cartes qui se trouve éparpillées devant lui si, par le plus grands des hasards, il n’y en aurait pas une de la région PACA qui traînerait au beau milieu…

— …Mais oui ! Mais bien sûr, Monsieur le Président ! Vous avez entièrement raison ! Selon moi, il doit y avoir seulement une petite trentaine de kilomètres de distance entre les deux… Enfin guère plus en tout cas !

— OK… C’est bien ce que je pensais aussi ! Alors voilà maintenant ce que l’on va faire… on va tous se déplacer là-bas ! Au fort de Brégançon ! Ça, c’est une sacrément bonne idée pour être un peu tranquille, non ?! Et surtout de cette façon nous serons sur place pour retrouver Gonfarel ! Et puis je n’y suis jamais allé encore ! Allez, voilà, c’est décidé ! Vous verrez, je suis persuadé que cela nous fera beaucoup de bien à tous de changer un peu d’air… vous ne trouvez pas que l’on étouffe ici, à Paris ?!

Là, quand même, je me demande s’il n’abuse pas un petit peu.

Personnellement, la Côte d’Azur je n’aime pas du tout. Je préfère, et de très loin, la Bretagne. Sur la Côte d’Azur, il y a beaucoup trop de monde pendant l’été. Et mon Balou, il n’aime pas non plus…

Balou est mon bouledogue français chéri, le toutou d’amour à sa Madeleine que j’adore. Il n’aime pas la Côte d’Azur, mon Balou d’amour, parce que quasiment toutes les plages sont interdites aux chiens maintenant là-bas. Et rien que pour cela, moi aussi je déteste la Côte d’Azur ! C’est très cher, très snob, et surtout il faut bien qu’on l’admette ; on n’aime pas les bêtes là-bas ! Oh oui, croyez -moi sur parole, c’est mille fois mieux la Bretagne !

D’ailleurs, je me suis acheté une petite maison de vacances à Quiberon. Avec tous les sous que j’ai touché de l’assurance-vie de mon God. Une jolie petite maison de pêcheur en plein centre ville. Pas très loin de la conserverie de sardines qui est bien connue dans le coin. Et, c’est là que je passe mes vacances maintenant. Certes, ce n’est pas très grand, ça sent un peu le poisson, et puis la mer je ne la vois pas de chez moi, mais au moins c’est calme. Très calme. N’importe comment je n’avais pas les moyens d’acheter quelque chose de mieux situé. Et mon Balou, il adore aussi.

Plutôt étrange, mais j’ai le sentiment que tous les autres autour de la table ovale partagent un peu mon avis parce que l’enthousiasme ne semble pas être au rendez-vous. C’est en tout cas le moins que l’on puisse lire sur leurs visages !

— …Mais… attendez… attendez… comment ça… tous… Monsieur le Président… ?! … Vous voulez vraiment dire tous… ?!

— Mais oui, bien sûr ! C’est exactement ce que je viens de dire : TOUS ! Parce qu’il est important que nous soyons solidaires dans cette affaire, madame Gémiminiani !

La mère Gémiminiani, qui aime tant le Limoncello à s’en déglinguer le foie, et qui accessoirement essaye aussi de nous faire gober qu’elle est Corse, parce que ça l’arrange bien dans ses affaires, n’en revient pas.

— Allez… affaire conclue ! Et cochon qui s’en dédit ! C’est parti mon kiki ! Départ demain à l’aube ! Et je tiens à ce que tout le monde soit sur le pont à six heures pétantes ! Jean-Lain, mon petit… venez donc… ! Alors, je compte sur vous pour nous organisez tout ça, hein ?! Affrétez-nous un avion cargo, s’il le faut ! …Waouh ! Ah… que ne voilà une sacrément bonne idée, non ?!

Les voici maintenant qui s’agitent frénétiquement dans tous les sens.

D’abord, par un réflex inné je suppose, ils cherchent vainement leurs smartphones, ayant déjà tous zappés le fait qu’on leur avait confisqué tôt ce matin à leur arrivée dans la salle, puis finalement, peut-être en désespoir de cause, finissent par se parler entre eux, dans un brouhaha quasi indescriptible…

— S’il-vous-plaît, Monsieur le Président ! Est-ce que l’on pourra venir en famille… ?!

Elle, c’est notre Jeanne-d’Arc…

Et, contrairement à ce que vous pourriez vous imaginer en premier lieu ; ses parents ne l’ont pas prénommée comme cela rapport à la sainte Pucelle, celle qui avait, et c’est écrit dans tous les bons manuels d’histoire, bouté les English hors du royaume avant de se faire cramer bêtement sur un bûcher. Ben non, pas du tout ! Elle, c’était à cause d’un bateau de guerre !

Ainsi, si elle n’était pas née non plus du coté de Domrémy, la nôtre de Jeanne avait vu le jour à Hiva Oa, aux iles Marquises, en septembre 1945, lorsque justement la « Jeanne d’Arc », gros bateau de guerre français, passait par là, ramenant dans leurs archipels polynésiens d’origines les combattants volontaires du bataillon du pacifique, tout fraîchement démobilisés…

Sa mère, enceinte jusqu’au dents, que les gens des îles de ces contrées très reculées du globe ont généralement bien blanches, avait pris place sur le gros navire pour aller accoucher plus sereinement à l’hôpital de Papeete, sur l’île de Tahiti… Seulement voilà… c’était bien avant de toucher le port promis, et donc sur le pont du bateau entre deux orins emmêlés, mais également particulièrement inconfortables, qu’elle nous l’avait pondu la petite dernière. Les heureux parents, évidemment très reconnaissants, et on les comprend, envers cette glorieuse marine de guerre du pays colonisateur, mais aussi certainement pour marquer le coup d’une façon un peu originale –car on ne le sait pas assez, mais les Marquisiens sont des gens assez originaux– avaient tout simplement décidés d’appeler leur mouflette toute fripée, du nom de cette embarcation nationale. Il est vrai que bien souvent, les choses les plus simples en apparence sont souvent les moins compliquées dans les faits. Son pater, à Jeanne-D’arc, fut à son époque un très grand champion de chasse sous-marine en apnée. Chez eux, on bouffait du mérou et du poulpe à quasiment tous les repas ! Et vous vous doutez bien que c’est grâce à ce papa sportif qu’elle avait finit, notre Jeannette, à ce poste de ministre du Temps libre, des activités de loisirs en famille, et du repos dominical bien mérité. Un ministère d’ailleurs en expansion permanente depuis l’instauration des trente-cinq heures, et dans la foulée des RTT, et sans oublier bien entendu, manne inespérée, la constante hausse du nombre de chômeurs dans notre pays.

Ce ministère était l’un de ceux que je connaissais peut-être le mieux d’entre tous. En tout cas, jusqu’à il y a seulement quelques mois de cela, j’y avais encore mes entrées comme l’on dit, ayant en son sein un très bon camarade…

Un dénommé Robert.

Et ce Robert-là était chargé, avec son équipe d’une bonne quinzaine de personnes, de tester tous les nouveaux jeux de société destinés au marché français. Après de nombreux tests –qui se voulaient particulièrement sévères et où rien n’était laissé au hasard– si l’un de ces jeux testés leur plaisait bien, ou si l’éditeur du jeu en question leur versait un pot-de-vin qu’ils jugeaient convenable, ils lui attribuaient un label très officiel du Ministère. Label qui boostait fortement les ventes du produit en question, et ainsi tout le monde au final y trouvait son compte. Mais, avant de dégoter ce job fort ludique, et assez lucratif au demeurant, mon petit Robert bossait au ministère de l’intérieur, section « Passeports et cartes d’identité » où on l’avait chargé de coller les timbres fiscaux sur tous les papelards. Mais attention… surtout pas d’éponge humide ! Ô que nenni, messieurs, dames… non, à l’ancienne, comme dans le temps, c’est à dire uniquement en humidifiant avec la langue ! Et c’était ainsi que mon Robert s’était doté au fil du temps d’un organe buccal assez remarquable, alliant dextérité inouïe et endurance à toute épreuve…

Malheureusement, un jour, on lui avait découvert un gros bouton sur l’extrémité de son organe baveux, et qui n’était pas du tout un aphte, ni même un vulgaire chancre mou, mais plutôt une très jolie tumeur cancéreuse, et très maligne aussi. Cela étant dû sans aucun doute d’après les nombreux experts de la chose consultés, à la toxicité de cette colle qu’ils te foutent au dos des timbres fiscaux…

On a tout d’abord commencé par lui en tailler plus de la moitié de sa bavette à Robert, et puis ensuite, on lui a planté dans le morceau qui restait des aiguilles toutes imbibées de radium, ce qui fût particulièrement douloureux, inutile de se mentir là-dessus, et totalement inefficace aussi, car on lui enleva finalement le bout restant, ainsi que des ganglions dans le cou devenus gros comme de beaux kiwis de Nouvelle-Zélande. Tout ceci avant qu’il ne crève quand même, et seulement trois semaines plus tard, comme tout un chacun d’ailleurs, en ayant perdu en chemin tous ses cheveux sur le caillou, et plus d’une trentaine de kilos. Lui qui pourtant n’était déjà pas très gros avant.

Une immense perte évidemment pour toutes celles qui, comme moi, avaient eu l’opportunité, et donc l’immense plaisir, de le connaître intimement, et qui devaient encore, et je n’en doute pas un seul instant, bien souvent penser à lui le soir en se foutant toute seule au pieu. Ah, ce putain de crabe… !

— Mais bien sûr, madame Teihototemanaa ! J’allais vous le proposer ! Femmes, enfants, et bien évidemment vos maîtresses si vous en possédez, messieurs, il est indispensable que le peuple français ne se doute de rien pour le moment !

Si Jeanne-d’Arc Teihototemanaa –que l’on prononce « teille-cho-o-to-té-ma-na-a » avec une intonation gutturale, cela va de soit– est fort satisfaite de la réponse, Jean-Lain, de son côté, commence grave à s’affoler. Mais rien de très étonnant à cela, car généralement il perd assez vite les pédales, notre grand Chambellan. Et le voici maintenant, qui sort un petit calepin d’une de ses poches, et qui commence à y griffonne avec frénésie des tas de chiffres dessus.

Je me rapproche en douce, et lui glisse à l’oreille :

— Alors, note bien tout de suite qu’on sera deux… je viens avec Balou !

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