Chapitre 31. Baragouinages en eaux troubles.

J-2. Villa Mektoub. Quand le soleil se couche.

« Madeleine… Madeleine… venez vite ! Le Président a besoin de vous ! Vous êtes la seule ici à parler le Chinois et il a besoin d’une interprète !

C’est le Bibronzic…

Le Président avait tenu à ce qu’il soit, lui aussi, de la soirée. Bon sang, ne faut-il pas quand même avoir des tonnes de caca plein les yeux pour ne pas s’apercevoir que ce type est un véritable Judas de première… ?!

— Quoi… ?! Mais vous voyez bien que je suis occupée, Le Bibronzic ! Nom d’un chien galeux, vous ne pouvez pas me laisser tranquille deux secondes… ?! Deux secondes ! Ça serait possible, ça ?! Ou c’est peut-être trop vous demander, hein ?! Merde ! C’est quoi deux petites secondes de tranquillité de temps en temps… ?!

— Écoute, Madeleine, ma chérie… vas-y ! Ce n’est pas grave… je vais t’attendre ici… et puis, c’est peut-être important après tout ?

Là, je suis carrément en pétard. Pour une fois que l’on étaient bien tranquilles dans notre coin, et même super peinardes toutes les deux, les voilà encore, ces demeurés, qui nous inventent quelque chose ! Oh, là, là, que ça me titille, oh, que oui, ça me titille grave de les envoyer paître… !

— Allez, Madeleine… ! Vas-y donc que je te dis !

J’hésite… L’épagneul Breton me regarde avec des yeux suppliants… Quel acteur, et quel con aussi, celui-là.

— …Bon d’accord… mais toi tu ne bouges pas d’ici, hein… c’est promis, tu bouges pas d’un poil ?!

— Mais oui… ne t’inquiète pas… promis !

— OK… alors, allons y… !

Je le suis, mais tout en continuant à râler. Et l’on fend la foule agglutinée devant des montagnes de petits fours et des auges en cristal remplies de caviar béluga. Le béluga présente un goût subtil, une longueur en bouche avec des notes suaves et exhacerbées de noisette. Mais surtout, il coûte un bras. Environ dans les mille cinq cents euros les cents grammes ! Nom de dieu ! Je ne les supporte plus, tous ces cons ! Stop ! Faut qu’ça s’arrête maintenant… !

Je fais exprès de leur marcher consciencieusement sur les pieds et de les bousculer du coude. Et sans jamais m’excuser. N’importe comment ils n’oseraient jamais se plaindre… quelle bande de couilles molles ! Je crois bien que tu leur planterais une fourchette à gigot dans le bide qu’ils trouveraient encore ça normal, ces minables !

Hé oui, madame, je cause chinois !

Le mandarin pour être tout à fait précise.

Et cela grâce à Lulu…

Lulu a débarquée chez nous un jour, comme ça, à l’improviste, tout juste sorti d’un cargo arrivé la veille au port de Marseille, un peu fatiguée du voyage parce que Hong-Kong-Marseille ça vous fait quand même une petite trotte ! Surtout recroquevillée dans un container rempli ras la gueule de boules à neige avec chacune une jolie tour Eiffel en plastique dedans…

C’est mon pater qui l’a prise en stop sur la route nationale qui menait jusque chez nous. Et puis on l’a gardé ensuite…

Faut dire qu’elle tombait vraiment à pic, cette Lulu : on avait justement besoin d’une bonne pour le ménage, et pour m’emmener à l’école tous les matins. Et puis finalement pour tout le reste aussi…

Comme elle n’avait aucun papier sur elle, et ne parlait pas un traître mot de français, nous l’avons même gardé à la maison pendant presque dix ans avant qu’elle ne se décide un jour à nous quitter… On a toujours eu le sens de l’hospitalité dans la famille Goret… !

Bon, avouons que nous en avons drôlement bien profité de la p’tite bridée à tout faire. Surtout papa…

Moi, elle m’avait appris à baragouiner le mandarin. Et c’était déjà bien.

Le Président est là, assis juste en face d’un gonze un peu rondouillard et au faciés bien asiatique que je reconnais de suite : c’est le numéro deux du régime chinois, Chang Woo Woo…

— Ah… Madeleine… vous tombez bien car vous allez, j’en suis persuadé, nous sauver la mise ! J’ai besoin de vos services pour m’entretenir avec ce monsieur… c’est…

— Vous fatiguez pas… ! J’le connais… c’est Woo Woo… !

Mais bien sûr que je le connais, ce chinois enrobé !

Je ne connais que lui, même ! Et une sacrément belle enflure, ça vous pouvez me croire sur parole ! Pour tout vous dire, maintenant que vous êtes plus ou moins dans la confidence, c’est grâce à lui que je me suis mise ces quinze patates dans les fouilles… Opération boursière un peu crapuleuse sur les bords, j’en conviens, mais rassurez-vous : il n’avait pas oublié de se sucrer au passage, le Woo Woo !

— Ah bon… je ne savais pas ! Alors voilà, ma petite Madeleine… j’essaye tant bien que mal d’expliquer à ce cher monsieur Woo Woo que nous allons les pulvériser s’ils s’obstinent à vouloir massacrer ces pauvres petits rossignols pour en faire des édredons… mais… ce sauvage ne comprends rien… !

— … Ouais, OK… mais avant tout, j’ai une petite question… qu’est-ce qu’il fiche ici, ce soir… ?!

— Hein… ? Mais je ne sais pas, Madeleine ! Je n’en sais rien ! Demandez-lui donc vous même !

Alors, je n’y vais pas par quatre chemins, ayant appris depuis un bail qu’avec les z’Asiats fallait surtout pas tourner trop longtemps autour du vase Ming, sinon tu pouvais être certaine qu’ils te baisent à tous les coups !

— Et qu’est-ce que tu fous là, gros porc laqué… ?! (En mandarin)

Des fois, quand j’y repense à notre chère petite Lulu, je me dis qu’elle n’est peut-être pas partie bien loin… elle serait enterrée quelque part dans notre cave que ça m’étonnerait pas plus que ça… et peut-être bien plus précisément sous le tas de charbon…

— Madame dou Pouette… ! Mais comme je suis heureux moi aussi de vous rencontrer ! Enfin… ! Depuis tout ce temps que l’on me parle de vous !

Et là, je dis : « Achtung, les gars » ! Parce que ce Woo Woo-là est un sacré vicieux ! On ne devient pas numéro deux d’un régime totalitaire sans casser des œufs !

— … Et en bien, je l’espère ?!

— Mais évidemment ! Toujours que des éloges vous concernant ! Et votre petit Balou… alors comment va-t’il… ?! Quel adorable petit animal vous avez là, n’est-il pas… ?!

Un frisson désagréable me parcourt entièrement le corps… Mais comment diable a-t-il connaissance de mon Balou, ce gros nem ?! Bon, reprends-toi, Madeleine… reprends-toi, s’il-te-plaît…

— … Mais… il t’emmerde, mon Balou ! Et moi avec !

— Bon, alors… Madeleine ? Qu’est-ce qu’y raconte… ?! (Le Président, en français)

— Y dit qu’il est très content de me voir !

— Ah… ?!

J’avais dans les dix ans à l’époque, ou peut-être douze, mais je me souviens très bien que mon père il avait farfouillé pas mal à la cave pendant un certain temps, et ça tout juste après que not’ Lulu eut disparue…

« C’est vraiment le boxon, là-dedans… ! Faut que je range un peu ! Et puis on va faire installer une nouvelle chaudière au fioul ! C’est beaucoup plus propre et plus économique, le fioul ! C’est parti ! Demain… je coule une dalle en béton !»

— Bon… maintenant répondez à ma question, Woo Woo… qu’est-ce vous foutez là ce soir… ?!

—Le hasard… le simple hasard, madame dou Pouette !

—Le hasard… ?! Tiens, mon cul oui, le hasard !

—Mais si… je suis venu me faire soigner en Europe…à Genève… vous savez, ma chère Madeleine, ils ont vraiment de très bons médecins à Genève !

—Et de jolies putes de luxe aussi !

—Bon… et là… ? Qu’est-ce qu’y dit, bon sang ?! (Le Président, toujours en français)

—Y dit qu’il demande des nouvelles de vot’femme, Josyane ! Il voudrait savoir si elle vous accompagne ce soir… ?

—Josyane… ?! Mais, comment ça… ?! Il connait ma Josyane… ?! Il connait ma Josy, le chinois ?!

— Oui… bien sûr ! Il l’a rencontré l’année dernière au Salon de l’Agriculture, à Paris… et ils ont même fait un selfie ensemble devant un stand de boudin noir !

Le Président se tourne alors spontanément vers Le Bibronzic qui sirote à l’aide d’une paille en plastique, tranquille pépère, un cocktail au gin fizz, matant, pas discreto du tout, la grosse paire de loches d’une serveuse.

— Le bibe’… ! Retrouvez-moi Josyane ! Et ramenez-moi là ici ! Et fissa ! Qu’elle nous serve au moins à quelque chose, celle-çi !

— Qu’est-ce qu’y dit… ?! ( le Woo Woo, cette fois, et en mandarin évidemment…)

— Y dit que lui aussi il aime bien les pouffiasses ! Du coup cela vous fait au moins un point commun à tous les deux ! Bon alors… on fait quoi maintenant, Woo Woo… ?!

— On vient de m’apprendre, il y a quelques minutes à peine, que nous avions reçu votre ultimatum… je ne sais pas d’ailleurs qui a écrit ça chez vous, mais le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas du Victor Hugo… !

— … Cherchez pas ! Il est juste en face de vous !

— Ah… ?!… Enfin… le soucis n’est pas vraiment là, madame Du Pouette…

— Ouais… Et il est où alors, le souçaille, ma crapule… ?!

— Mais… voyons, enfin quoi, ce n’est pas très sérieux cette histoire ! Votre patron serait donc réellement décidé à nous atomiser pour de bon ?! Allons, dites-moi que ce n’est qu’une vilaine plaisanterie tout ceci !

— Hé ben, pourtant faut croire que ça va bien arriver car il ne pense quasiment plus qu’à ça depuis trois jours ! Il n’en dort même plus la nuit, le pauvre ! Et je n’ai finalement qu’un seul mot à lui dire pour qu’il appuie sur le bouton ! Cette fois, il a entièrement raison… vous avez vraiment dépassé les bornes avec ces rossignols !

— Mais, non ! Ce n’est pas possible tout de même ! Vous ne me ferez pas croire, Madame Dou Pouette, que vous allez réellement nous déclarer la guerre pour quelques malheureux oiseaux ?! Et puis il me semble bien que l’on s’étaient mis d’accord tous les deux, non… ? Il était bien entendu que nous devions profiter ensemble de cette petite tension momentanée entre nos deux pays pour… pour…

— Pour s’en mettre plein les poches ! Allons, Woo Woo… Pourquoi hésitez-vous donc tant à employer les mots justes ?!

— …Oui… enfin… moi, je dirais plutôt que cela nous a assuré une intéressante petite cagnotte pour nos vieux jours ! Et il n’y a pas de mal à cela après tout ! N’avons-nous pas, tous les deux, œuvré sans relâche et depuis des années, pour le bonheur de nos pays… ?! Aussi… ils nous devaient bien ça, non ?!

— Mais, de quoi vous plaignez-vous donc ? Cette guerre après tout vous la prépariez tout de même depuis pas mal de temps, que je sache ?! Alors voilà… elle arrive ! Pas non plus trop s’étonner si à force d’ouvrir la boite à Pandore, le couvercle, il finit un jour par vous retomber sur les doigts, mon vieux ! Et puis, vous êtes tranquilles maintenant, vous avez tout ce qu’il faut pour vous protéger, non ?! Avec tous ces masques à gaz et ces tenues étanches en caoutchouc que l’on va vous livrer prochainement ! Allez… il ne vous reste plus maintenant qu’à creuser des jolis trous bien profonds et vous foutre dedans en attendant qu’ça passe !

Il nous tire une sacrée tronche, le chinois… Cela ne doit pas se passer vraiment comme il s’y attendait au départ et il est devenu rouge comme un cul de bonobo !

— Bon… cela suffit maintenant ! Arrêtez donc de me faire marcher, madame Du Pouette ! Je suis certain qu’il s’agit encore de l’une de vos fameuses petites « blagues à la française« *, n’est-ce pas ?!… (* En français dans le texte en mandarin).

— Ah, ouais, une blague… ?! Et les rhinos… ?! Et les ailerons de requins ?! Et les pangolins ?! Les pangolins, Woo Woo… ?! Hein… ? Les pangolins ?! Vous les oubliez peut-être, ceux-là aussi ?! Tout ces milliers de pauvres bestioles que vous nous écorchez vifs à tour de bras ?!

— Quoi… ?! Les pangolins ?! Mais… qu’est-ce que c’est encore que cette histoire de pangolins ?!

— … Oh, ne joue surtout pas au plus con avec moi, Woo Woo… t’es sûr de gagner à tous les coups ! Allons, tu sais très bien de quoi je veux parler ! Et je ne t’ai pas encore causer des lamas… !

— …Les lamas… ?! Mais… nous n’avons jamais rien fait à ces animaux ! Vérifiez donc vos sources, madame Du Pouette !

— Mais non, bougre d’âne ! C’est des lamas du Tibet, dont j’te cause ! Ces malheureux lamas aux crânes rasés et sans aucune défense que vous avez exterminés si conscienceusement…

— M’enfin, madame Du Pouette ! Tout cela est de l’histoire ancienne le Tibet ! Cela date de mille neuf cent quarante-neuf ! Alors, je ne vois pas du tout ce que le Tibet vient faire dans cette discussion !

— Oh, bien sûr que si, le Tibet a toute sa place dans cette discussion, mon Woo Woo ! Cela prouve bien que depuis des années vous faites chier la planète entière ! Aussi, pour une fois Il n’a pas tort, mon boss ! Cela commence à suffire maintenant ! Putains de massacreurs si vous avez des problèmes d’érection : vous n’avez qu’à prendre du Viagra comme tout le monde… merde, quoi !

— …Mais… enfin… Madame Dou Pouette, calmez-vous ! Surtout que nous savons aussi très bien tous les deux que cela n’arrangerait pas du tout nos petites affaires communes, cette vilaine guéguerre… !

— Sauf que nos petites affaires, comme tu le dis si bien, bouddha bouffi, elles sont terminées ! C’est fini, tout ça ! Je me retire pour de bon maintenant !

Il réfléchit un instant, tout en se grattant le menton… puis, il me regarde par en dessous… tout à fait le genre de regard que je n’aime pas du tout… il lui va d’ailleurs comme un gant à Woo Woo ce regard par en dessous… ce putain de regard par en dessous du Woo Woo… je vais lui crever ses petits yeux fendus, à cette ordure !

— Bien… bien… entendu… après tout, c’est votre droit, même si je le regrette, mais je me suis laissé dire aussi qu’il vous manquerait peut-être quelque chose… quelque chose de très important…

— Ah bon ?! Et quoi donc… ?

— Hé bien, un certain manuel, je crois… ?!

— … Mais t’es vraiment très con ou tu le fais exprès ?! Tu me déçois vraiment, pauvre raclure communiste de mes deux ! Le manuel ?! Mais c’est moi qui l’ai, ce putain d’manuel ! Ah tiens, ça te la coupe ça, hein… ?! Et ça m’amuse tellement de les voir chercher comme ça… je l’ai récupéré en douce, y’a deux ans quand ils s’étaient torchés au point de plus savoir ce qu’ils faisaient ces deux loques ! Hé oui, le Woo Woo… c’est bibi qui leur a piqué leur barzin nucléaire ! Et maintenant tu vois j’lui donne quand j’veux, à cet abruti… quand j’veux, j’te dis !

— …Oui… mais vous ne le ferez pas ! N’est-ce pas ?! Parce que j’ai appris aussi que vous aviez des projets… de très beaux projets d’ailleurs… c’est bien… c’est très bien… les iles Fidji, je crois… ? C’est bien cela… ? Vous avez raison, il faut toujours avoir des projets dans la vie… et puis elle est vraiment charmante, cette Gladys… oui, vraiment…

— Oh, le putain d’enfoiré ! Écoute moi bien, espèce d’enclume molle : tu touches un seul cheveu à Gladys… ou à mon Balou… et c’est moi qui te fracasse ta jolie petite tronche d’hépatique… et avec une pelle à charbon… comme pour la Lulu… !

— Mais, bon sang de bon soir, Madeleine ! Allez-vous finir par me dire tout ce que vous vous racontez avec ce chinois ?! (En français, et toujours l’aut’con qui s’impatiente…)

— Y dit tout simplement qu’y va mieux réfléchir, ce monsieur Woo Woo… et que pour les rossignols, il s’pourrait bien qu’il change d’avis après tout ! Peut’ête bien qu’ils s’en passeront finalement des anoraks en plumes, parce que le synthétique c’est très bien aussi ! Hein, mon Woo Woo ? Hein, que c’est bien aussi, le synthétique… ?!

      ( En mandarin, pour la dernière phrase… )

5 Replies to “Chapitre 31. Baragouinages en eaux troubles.”

    1. Bonsoir Dominique. Si,si, tu peux encore bien sûr. J’ai seulement annoncé que les tous derniers chapitres ne seraient pas mis en ligne (je les communiquerai tout de même en privé pour les personnes demandeuses et qui me suivent depuis le début, comme toi et quelques autres). On m’a conseillé de faire comme cela si je désire publier le roman.

      Aimé par 1 personne

      1. Ah oui c’est vrai je m’en souviens, mais je ne n’étais pas retournée là où tu en parlais, excuse-moi ! Bon alors tout va bien, je pourrai lire d’une traite, je suis impatiente que tu termines, du coup !

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  1. Je n’ai pas cessé de me marrer en te lisant ! Ton texte, c’est la diplomatie nouvelle façon, celle qui porte ses fruits illico et qui pousse l’adversaire à caler rapidement.
    Avec la Madeleine c’est compromis et compromissions, petits arrangements malhonnêtes et corruption. On sent que la vraie patronne u pays c’est elle et non le soit-disant Président ; la Madeleine a reçu l’éducation pour tenir tête aux grands et a appris les langues vivantes d’une étrange façon.

    Aimé par 1 personne

  2. Souvent, Celleszéceux qui tiennent réellement les rênes du pouvoir sont dans l’ombre… (enfin, c’est une fausse image car ils sont plutôt sous le soleil des Bahamas ou des îles Caymans ou dans un joli bureau au dernier étage d’un building du côté de Manhattan… ).
    Si tu t’es bien marré, c’est tant mieux , car c’est quand même un peu le but du jeu !
    Bien amicalement.

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