Chapitre 33. Crac ! (boursier) et remontée d’organes.

J-2. Villa Mektoub. 22H07.

Je me lève d’un bond, d’un seul, de mon fauteuil en osier tressé à la main de chez « Maisons du Monde » (une discrète étiquette en aluminium brossé visible au bas du dossier) pour prendre congé de tout ce beau monde…

Le Président amorce un son et tente bien un geste désespéré de la main droite, mais je lui fais comprendre d’un regard très appuyé que ce n’est pas la peine d’insister. J’ai d’autres chats à fouetter ! Basta ! Qu’il se démerde donc avec son Woo Woo, et même avec la Chine entière s’il en a envie, parce que moi j’en ai réellement ma claque de toutes leurs conneries ! Après tout, il n’a qu’à dépatouiller le problème avec l’aide de son ministre des Affaires Étrangères. Me trompè-je ou pas ? N’est-ce pas lui qui est payé pour ça ?! Et grassement, de surcroît !

Les salamalecs qui durent des plombes et toutes ces séances d’enculettes mondaines avec un gant de velours pour que cela fasse moins mal sont un vrai métier, et moi, Madeleine de Villeminus du Poët-Goret, la petite Mado, je ne possède qu’un vulgaire CAP de secrétaire administrative, que j’ai d’ailleurs obtenu tout à fait in extremis avec pile-poil la moyenne grâce à un oral de rattrapage (qui finalement portait bien son nom, ce jour-là…), aussi, si monsieur Lemonnier-Desplats, mon prof de comptabilité, devait très certainement s’en souvenir encore, le Président, lui, il allait falloir qu’il m’oublie un peu ! Oh, hé, les gars, et puis merde, tiens ! Qu’on me lâche la grappe maintenant !

Avant de retrouver Gladys, je souhaite faire un petit tour rapide aux toilettes, histoire de me rafraîchir la façade, mais devant la porte des gogues, je tombe nez à nez avec Goofie…

Ce brave garçon est à lui seul tout un programme de réjouissance, et s’il fait partie aujourd’hui de notre peloton de gardes du corps rapprochés de l’Élysée, avant cela il était simple troufion dans la Légion Étrangère, et encore un peu avant, dans son pays natal, l’Albanie, homme à tout faire dans la mafia locale. Un très chouette parcours en somme… !

«… J’l’ai perdu ! Affirmatif ! J’l’ai perdu chef ! Lui sorti autre porte ! » qu’il beugle, l’animal, dans son micro-cravatte…

Goofie Mac’Donald est le nouveau blaze qu’on lui a refilé lorsqu’il s’est engagé dans la Légion Étrangère, histoire de brouiller un peu les pistes et de se refaire une virginité. Et là, force est d’admettre que les képis blancs qui bossent au bureau de recrutement du quartier Viénot à Aubagne, tout près de Marseille, n’ont généralement pas beaucoup d’imagination pour leur trouver des nouveaux patronymes à ces types un peu chelous qui débarquent de nulle part et souhaitent s’engager au sein de leurs troupes d’élite…

«… Mac’Donald, ça fait com’qui dirait canadien ! Alors, tiens, ça t’ira bien, la recrue !

— … Oui, m’sieur !

— … Oui CHEF ! Y’a pas de môsieur ici, y’a que des chefs ! Compris, Mac’Do ?! Des chefs ! Et surtout n’oublie jamais que t’es là pour en chier !

— … Oui… chef !»

Et Goofie, c’était simplement parce que le kapo-chef Frifrelin, qui venait tout juste de finir de feuilleter dans des chiottes à la turc un vieux Mickey-Parade en sirotant une bibine bien chaude, avait trouvé ça vraiment trop cool comme prénom. Comme quoi une nouvelle identité pour le reste de sa vie ne tenait parfois à pas grand-chose !

Mais, il ne se plaignait pas trop notre Goofie, ce qui d’ailleurs, ceci dit en passant, n’est guère une habitude très conseillée dans la Légion pour peu qu’on souhaite y faire carrière, et pour la simple raison qu’à deux minutes près il aurait tout aussi bien pu s’appeler Pamela Anderson, Lolo Ferrari, ou même (et pourquoi pas, après tout ?)… Jacob Delafond !

— Ben, qu’est-ce qui se passe mon petit Goofie ?! Un blème… ?!

— Ah… M’dame Mad’leine ! Moi, perdu papa Président… ! Perdu… cet enculé !

Ce Goofie, est bien sympathique comme garçon, mais réellement beaucoup plus doué pour vous remonter un fusil d’assaut AK-40 dernier modèle les yeux bandés, ou bien encore pour vous dégoupiller en moins de deux une Heineken de trente-trois centilitres avec les dents du fond, que pour vous faire des belles phrases avec tous les bons articles devant les mots… Et je ne vous cause même pas des compléments d’objets indirects dont il devait malheureusement ignorer jusqu’à l’existence même !

Ainsi, si du coté du physique, notre malabar a bien encapé en étant à peu de choses près la copie quasi conforme de cet humanoïde qui dans un blockbuster planétaire fait du porte à porte avec sous le bras un annuaire des PTT stabilobossé à « Sarah Connor », en ce qui concerne l’intellect, il semble évident que le bestiau devait être situé loin, très loin, dans la file lors de la perception du paquetage réglementaire !

— Ah… j’imagine que vous parlez de Jules-Théodule… c’est bien lui que vous avez perdu, hein ?!

— Correk, M’dame Mado ! Président m’a dit de surveiller lui et lui… se barrer ! Lui, enfoiré ! Parce keu moi dans merde maintenant !

— Je crois qu’il ne faut pas trop vous faire de bile, mon brave Goofie, avec toutes les pétasses qui sont présentes ce soir, je pense qu’il n’ira probablement pas bien loin, votre Jules-Théodule… tiens… z’avez pensé à jeter un coup d’œil dans le jacuzzi… ?!

— Yacuzzi… ? Non ! Mallkoj ! Ça, bonne idée, m’dame Mad’leine ! »

Et si je sais toutes ces choses fort intéressantes sur ce Goofie Mac’Donald à l’accent si prononcé des Balkans du Sud, c’est parce que nous avions eu l’occasion, ce qui risque peut-être de vous surprendre quelque peu, de discuter assez longuement tous les deux. Un soir que j’étais de sortie au théâtre…

Bonne poire, une fois de plus, j’avais accepté d’accompagner le Président pour aller écouter l’inimitable Garcimore Loukikri dans son dernier one-man show. Un monologue de trois heures trente, sans compter les deux entractes de vingt minutes chacune, où il nous causait dans une pénombre bien mystérieuse et évidemment très calculée, de la dialectique éristique avec lecture de longs passages du texte original d’une œuvre de son philosophe allemand préféré, un dénommé Schopenhauer, « L’art d’avoir toujours raison » (Titre original : « Die kunst, recht zu behalten« )…

Un vrai régal ! Mais non, vous affolez pas, mes loulous ! Je plaisante évidemment, parce qu’en vérité, le Loukikri Garcimore, j’avoue qu’il me les gonfle assez vite, et les philosophes, qu’ils soient teutons ou de Pétaouchnok, itou ! Et puis, comme dirait l’autre, trop d’éloquence tue l’éloquence… ! Voilà bien d’ailleurs leur nouvelle lubie, l’éloquence ! Ah, oui, alors ! Fallait voir comme on nous en servait quasiment à chaque repas ces derniers temps ! J’ai même lu récemment dans un programme télé, « Télé Z » pour ne pas le nommer (qui reste le moins cher du marché à seulement cinquante centimes d’euros l’exemplaire) qu’on nous préparait une émission de télé-réalité sur le sujet pour la rentrée prochaine ! Mais, comme j’t’en foutrai, moi, de l’éloquence ! Qu’ils ferment leurs gueules, plutôt !

À cette époque, le Président, il l’adorait son Louki… Louki par-ci, et Louki par-là ! Cela n’arrêtait pas. Ils passaient toutes leurs journées ensemble, et l’on pouvait les apercevoir ainsi un peu partout, côte à côte, se tapant joyeusement dans le dos à la moindre occasion comme de bons vieux copains d’enfance que rien ni personne ne pourra jamais séparer. Cependant, depuis quelques mois ils étaient plutôt en froid tous les deux, à cause que notre Louki reprochait au Président de n’avoir pas du tout tenu ses engagements de campagne. On lui pardonnera malgré tout volontiers ce manque évident de clairvoyance car il ne fût malheureusement pas le seul dans le pays à s’être bien fait baiser sur ce coup-là ! Enfin bref, pour en revenir à cette fameuse soirée, il m’a très vite lassé l’artiste intello-mystique plongé dans son clair-obscur, et je suis sortie de la salle au bout d’à peine cinq minutes…

Et là, dehors, sur le trottoir d’en face, se trouvait mon Goofie, surveillant tranquillement et bien à l’abri sous un joli pébroc noir tout doublé de kevlar qui arrête soi-disant les balles, que personne dans le secteur n’aurait par hasard en tête de mauvaises intentions à notre égard… Il faisait son job, quoi ! En vérité, j’imagine que le lascar en profitait surtout pour zieuter les petites greluches slalomant de façon plus ou moins gracieuse entre les crottes de clébards sur le macadam mouillé. J’ai traversé la rue et entamé la discussion en lui proposant de griller une petite clope ensemble. Mais, il ne fume pas. Il picolerait bien un peu de temps en temps comme la plupart des anciens militaires, mais il ne fume pas, Goofie… On ne peut pas non plus avoir tous les vices dans la peau sentirait-elle le sable chaud ! Finalement, nous avons tout de même discuté un brin, et j’avoue que j’ai beaucoup voyagé ce soir-là sur ce trottoir parisien humide et merdouilleux à souhait, juste en face du Théâtre de l’Atelier…

Le Tchad, la Mauritanie, le Mali, Le Congo-Brazaville et sans oublier bien sûr Castelnaudary ! Et je peux vous assurer que votre Mado en a vraiment pris plein les mirettes avec ce Goofie, pour ça vous pouvez me croire sur parole ! J’ai eu le droit à la version panoramique et tout en bizz’ness classe du parcours du combattant !

— Et voulez p’têt’ voir ma cicatrice, M’dame Mad’leine… ?!

— Mais avec un très grand plaisir, mon ami !

Alors, sans se faire prier plus que ça, il a baissé son bénard, le Goofie, et là, sous la lueur halitueuse d’un réverbère, je vous garantis que je l’ai bien vue sa balafre sur la fesse droite, un vieux coup de sagaie à Kolwezi qu’il m’a raconté, mon guerrier…

Mazette ! Mais c’est qu’elle était sacrément sympathique à reluquer cette vilaine cicatrice !

— … J’peux toucher… ?!

D’un bond leste, le voilà reparti sans demander son reste en braillant à plein poumons dans son talkie-cravatte :

« Yacuzzi, chef… ! Putain… avait’pas pensé le Yacuzzi, chef !»

Pour simple info, le chef de la sécu rapprochée est lui aussi un ancien légionnaire en seconde carrière… Jony Walker qu’il s’appelle… ! Ouais, je sais, on s’en lasserait pas, hein ?!

Dans les toilettes, ce n’est pas triste non plus…

En entrant dans le petit coin, je découvre un gugus déguisé en clown et observant sous toutes ses coutures avec une passion non dissimulée l’un des deux robinets de lavabo sculpté façon tête de lion, tandis qu’à ses côtés une magnifique bombasse en juste-au-corps noir et bas résille se tartine allègrement la poire de fond de teint tout en sifflotant l’avé Maria de Gounod…

«… Soir… m’sieur’dame !» que je lance, bien aimable, à la cantonnade. Mais les deux zozos ne daignent pas me répondre, ni même se retourner, et me jettent simplement un vague regard furtif via le grand miroir posé devant eux…

OK, men, si je dérange va falloir me le dire de suite !

Un rapide coup d’œil –Comme je sais si bien le faire lorsque je débarque pour la première fois quelque part– et le constat est immédiat et… navrant ! Jamais vu encore de toute ma vie des chiottes aussi kitch ! Surprise tout de même à minima car ce n’est pas vraiment un scoop de première non plus, vu que tout ici, dans cette baraque, est à peu prés du même acabit ! Ce n’est pas bien compliqué : ils avaient simplement foutu du marbre et des saloperies de dorures à la con partout ! Et puis des tonnes de fanfreluches aussi ! Tout ceci était forcément d’un mauvais goût assez répugnant mais comme aurait dit ma défunte tante Germaine, qui tenait une droguerie-teinturerie dans les beaux quartiers de Paris, au début du boulevard Murat dans le Seizième très exactement, et qui philosophait bien volontiers à ses heures perdues :

«Tu vois bien, ma petite chérie, que ce n’est pas parce qu’on est blindé de tunes qu’on a forcément le sens du ridicule… ! »

Malheureusement, le perchloroéthylène (le père Clo, pour les intimes), que l’on utilisait alors sans aucune retenue pour le nettoyage à sec, avant que celui-ci ne soit formellement interdit par les autorités compétentes, eut facilement raison d’elle. Un bien joli cancer du foie, ma foi, avec des ribambelles de métastases éparpillées un peu partout, et même où on ne les attendait pas. C’est pas compliqué, elle a fini plus jaune qu’un citron sur un char de carnaval à Menton, ma tatie Germaine !

— Vous allez le piquer… ?!

— Hein… ? Qui… ?! Quoi… ?!

— Le robinet, ce gros robinet à tête de lion, là… je vous demande si vous comptez le démonter et l’embarquer ensuite avec vous ?! Vous savez tout ce qui brille n’est pas de l’or ! Et ça, c’est seulement du vulgaire plaqué, alors si vous voulez mon avis, vous n’en tirerez pas grand-chose !

—… Mais… ?! Merde ! Mais de quoi j’me mêle ?! C’est quoi ton putain de problème, la vieille peau… ?!

Jamais vu un clown aussi mal embouché ! Il est non seulement très mal accoutré, l’polichinelle, mais en plus il a du vocabulaire ! Cela aurait pu être dans le cas présent un handicap fort regrettable, mais heureusement je ne suis pas du tout coulrophobe sur les bords…

— Hé, ho… on va s’calmer Zavatta ! J’disais ça juste pour détendre un peu l’atmosphère ! Alors… raconte moi tout… fait longtemps que tu tripotes des tuyaux comme ça… ?! Ah… et puis tiens, au fait… ça, c’est de la part de Madeleine… la vieille peau… !

Sorry, désolée, toutes mes excuses, mais fallait pas trop me chercher non plus ! Il s’effondre sur les genoux, comme une masse, en se tenant à deux mains les parties génitales et haletant comme un petit chien-chien à sa mémère. Il est vrai que j’y ai mis toutes mes forces, rien dans les mains, tout dans le coup de patin !

Beaucoup d’élégance également. Toujours. Car, si pour ce qui concerne la technique pure, et les spécialistes ne me contredirons certainement pas, l’on gardera toujours à l’esprit de conserver le pied rigoureusement à plat tandis que la jambe se détend vivement dans le plan vertical et cela pour une plus grande efficacité dans l’exécution de ce mouvement que nous nommons dans notre jargon technique « chassé frontal », l’on ne devait surtout jamais perdre de vue aussi cette notion d’élégance, notion très importante et absolument primordiale dans la pratique de tous ces merveilleux sports dits « de combat ».

Ce fût d’ailleurs la toute première chose que l’on m’enseigna à la salle… l’élégance, c’est la base ! Ouais, la base, et surtout, c’est ainsi que l’on fait toute la différence avec la simple barbarie commune, qui, alors que la savate est un art martial tout à fait noble et respectable, ne restera à jamais, quant à elle, à l’exemple du banal coup de lattes au cul, qu’un vulgaire et abject défoulement de décérébrés notoires…

C’est peu de temps après le décès de mon salaud de Godefroy que je décidai de m’inscrire au full-contact. Et lorsque le premier soir je me suis présentée à la salle du « Fight Amical Club Académy » de Poissy sur Seine et après avoir simplement dit au prof que je venais de perdre mon mari dans des circonstances assez troublantes (que je pris le soin de lui raconter dans le menu détail), il a très subtilement compris tout de suite mes motivations profondes sans prendre la peine de me poser tout un tas de questions superflues… Ensuite, direct, j’ai commencé à cogner très très fort dans un sac de sable qui pendouillait dans un coin…

Les nerfs à fleur de peau, mais bien visé tout de même l’entre-jambe du pantalon bouffant, ayant sans me vanter outre-mesure le geste précis en toutes circonstances, et même ce soir, sapée robe de soirée fendue à paillettes argentées, ce qui n’aide pas à la pratique… Ses glaouis, à ce charlot, lui étaient instantanément remontées jusqu’aux amygdales ! Ouille… ouille… ! Hé, oui, ça fait mal, Pipo le clown ! Mais fallait pas trop me chatouiller à rebrousse-poil, non plus ! La spécialiste de la remontée d’organes, que je suis devenue à force d’entraînement, a parlé ! Point final !

Ne m’a-t-il pas traitée de viocque, ce petit con, moi, Mado, belle comme un cœur, toujours fraîche comme un gardon, pas une seule ride sur la trogne, soixante pulsations à la minute, une tension artérielle de donzelle et surtout nickel chrome côté cholestérol ?! Merde ! Me traiter de vieille alors que je n’ai même pas encore fêter mes quarante balais !

En tout cas, si madame clown existe quelque part dans un cirque, grâce à bibi elle allait pouvoir être tranquille pendant une bonne quinzaine avant que l’envie de faire des galipettes ne le reprenne !

Quant à la blondasse en collant, elle s’est arrêté tout net de chantonner et a maté l’intégralité de la scène sans broncher d’un iota… ce qui valait peut-être mieux pour elle, vénère comme je l’étais. Ensuite, et malgré cette tournure plutôt imprévue de la prise de contact, je prends quand même tout mon temps pour me refaire une petite beauté, tandis que l’autre naze au nez rouge continue à chuiner lamentablement sur le carrelage en marbre de Carrare, n’hésitant pas, juste avant de sortir de ces latrines de luxe, à écrire sur le miroir à l’aide de mon bâton de rouge très intense de chez L’Oréal Paris :

«Clown un jour… Clown toujours !»

Ne dit-on pas que les choses désagréables passent beaucoup mieux avec un petit zeste d’humour ?!

Dehors, la teuf bat son plein et ça piaille dans tous les coins. Champagne, drogues et petites pépés, un peu comme dans la célèbre chansonnette populaire. J’ai hâte maintenant de retrouver ma Gladys et je prends donc au plus court vers l’endroit où je l’ai abandonnée seulement quelques minutes plus tôt.

… Et… elle n’est plus là… !

One Reply to “Chapitre 33. Crac ! (boursier) et remontée d’organes.”

  1. On en apprend beaucoup sur ce qu’il se passe lors de ces soirées mondaines ennuyeuses à mourir, ces soirées durant lesquelles on s’écoute parler, on picole et on se drague en douce. On comprend parfaitement que la Mado veuille mettre les bouts parce qu’elle s’y ennuie à mourir. Le champagne est peut être idéal et les petits fours délicieux, ça ne comble pas le vide abyssal des discours et des serrages de paluches hypocrites.
    Même si elle va retrouver sa Gladys, Mado ne reste pas insensible devant le corps sculptural du garde du corps qui la laisse un brin rêveuse ; un garde du corps grâce à qui elle voyage par procuration, toute admirative des faits et gestes de ce légionnaire pas très futé mais baraqué.
    Vu sa réaction face au clown et sa façon de se défendre, la Mado ne devrait pas s’ennuyer avec le légionnaire.

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