37°2, le matin. Philippe Djian.

Ce jour, j’inaugure !
Voici donc une nouvelle rubrique dans mon blog : la critique littéraire.
Depuis plusieurs mois, force est de constater que quelques-uns se font des veaux bien gras (élevés chez la mère) en la matière (plus de 300 abonnés, n’est-ce pas Monsieur Jourdhu ?!), aussi, un peu jaloux de ces succès faciles (oui, j’ai quelques défauts, dont la jalousie ), je me suis dis en aparté (plaisir de la schizophrénie) : « Porc qué té vas ? » (Pourquoi pas moi ?)…
Bien entendu, et vous commencez un peu à me connaître sur les bords, je ne vais pas me contenter de faire comme tout le monde. Cela serait trop facile, et ne jamais donner dans la simplicité a toujours été un principe de base, chez bibi Salgrenn !

Explication : j’ai très peu de temps libre pour lire des tonnes de bouquins, comme (suivez mon regard vers l’ouest et le village de Petitbonhom sur mer) certains qui n’ont apparemment rien d’autre à fiche de la journée, ceux-là n’ayant ni deux stères de bois de chauffe à couper quotidiennement (à la hache), ni, ne serait-ce qu’un infime soupçon de vie mondaine, ainsi m’a-t-il fallu trouver une combine pour réaliser malgré tout cette nouvelle chronique, qui se veut sinon quotidienne, tout au moins hebdomadaire. Eh bien, ce n’est pas si compliqué que cela en réalité : je vous donnerai mon avis critique (et tout à fait éclairé) sur des livres que je n’ai pas lu ! J’y gagne en temps, mais aussi, et ce n’est pas négligeable, en pognon, n’ayant pas de boite à livres mise à ma disposition gracieusement, ici, dans ce coin perdu de la France rurale, où la moitié de la populace est analphabète (Encore bravo, l’Éducation Nationale !), et l’autre moitié, pour laquelle l’unique lecture un peu sérieuse de l’année consiste à décortiquer en ânonnant mot après mot, le mode d’emploi d’une tronçonneuse yougoslave ! Et pourtant, mes amis, malgré cela, je suis presque sûr que vous ne verrez pas trop la différence… !
Parlons donc aujourd’hui, si vous le voulez bien, de ce roman de Monsieur Philippe Djian, « 37°2, le matin ». ֤Évidemment, pour être tout à fait raccord, j’aurai pu choisir d’attendre fin juin, début juillet, pour vous en causer, époque des canicules dans notre pays. Mais, d’un autre côté, cela va réchauffer sensiblement l’atmosphère ambiante (un peu moins que si j’avais choisi « Farenheit 451 », c’est vrai, c’est une très bonne remarque, monsieur P. !) qui en a tant besoin en ce moment.

L’exemplaire à ma disposition est une édition en livre de poche, au format réduit donc, permettant de le trimballer partout où on va, au sein d’une de ces grandes poches sans fond de manteau matelassé (À noter, par expérience, que dans un jean’s slim cela ne marche pas, ou alors il faut prendre plusieurs tailles au-dessus, et du coup : on ne parle plus alors de jean’s slim mais plutôt d’un sac à patates mal taillé ! Mais, après tout, c’est vous qui voyez si cela ne vous gêne pas d’être fagoté comme un as de pic !
La couverture est assez jolie. Enfin, surtout si on aime le bleu clair. Il s’agit tout bêtement de l’affiche du film (Jean-Jacques Beineix.1986). Affiche réalisée par Christian Blondel d’après une photographie de Rémi Loca, et récompensée par un César de la meilleure affiche en 1987 (Je ne suis pas le seul, donc, à avoir du goût, cela me rassure quelque part).
Béatrice (Dalle, née Cabarrou, en 1964, à Brest même), je l’ai rencontrée, un jour. Une rencontre assez brève, au demeurant. Et, on peut d’ailleurs ici, évoquer plutôt un choc frontal, qu’une véritable rencontre ! Cela se passait en 1989, dans le hall de la gare SNCF de Bordeaux-Saint-Jean…
Elle courait… (en retard, peut-être, pour attraper son train, direction Périgueux, où avait lieu le tournage du film « Les bois noirs » de Jacques Deray ? Je ne sais…), vêtue d’une salopette bleue foncée (« Bleu » est aussi un titre de monsieur Djian, pour ceux qui n’avait pas remarqué la coïncidence). Et, j’étais sur sa trajectoire… et boum… ! ce qui devait arriver, arriva, elle me percuta de plein fouet ! Mais, pas un mot d’excuse, rien ! L’une de ses bretelles de salopette tombée, elle repartit aussi vite, et dans la même direction, une fois celle-ci replacée sur son épaule. L’image qui me reste en mémoire, aujourd’hui, après toutes ces années, est celle de son fessier rebondi s’éloignant vers une destinée cinématographique qu’on connait bien. C’est tout… et c’est vrai que c’est assez peu de chose.
Cela n’a aucun rapport avec le roman dont il est question aujourd’hui (mais, je doute que vous m’en teniez rigueur), mais il m’est arrivé quasiment la même (més- ?) aventure avec Hélène Ségara, la chanteuse à voix. De son vrai nom : Hélène Rizzo. Tôt, un matin, je me trouvais dans le hall de mon centre commercial (Carrefour) préféré et… (suspens… !) elle aussi m’a foncé dessus ! Vêtue d’un sweat à capuche noir, la dite capuche enfoncée sur la tête, madame la chanteuse avançait vite et sans vraiment apercevoir ce qui se trouvait devant elle. Ce qui, étant moi, le choc, cette fois encore, fut violent, et elle failli en laisser tomber le paquet qu’elle tenait à la main ! Nous échangeâmes alors un regard bref, mais intense. Elle a des yeux magnifiques, ceci dit en passant (même vite)…
La prochaine fois, je vous parlerai d’un bouquin de physique quantique et de comment l’ancien maire de Lyon (Michel Noir) m’a marché sur le pied, un dimanche soir, sur les quais de Saône. Bon dimanche à vous, et bonne lecture.

30 Replies to “37°2, le matin. Philippe Djian.”

    1. Oui, ma vie d’homme fût souvent marquée par des rencontres intéressantes (mais brèves). J’imagine bien en racontant tout ça que beaucoup m’envient. Ah… les doudounes moelleuses à Béatrice… !

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      1. Après vérification dans mes carnets de notes, je n’ai jamais mis les pieds à la gare Montparnasse. Je n’ai même jamais pris le train de ma vie (métaphore poétique que les puristes apprécieront à sa juste valeur).

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      2. Non, j’ai voulu vous tirer les oreilles, mais comme vous êtes plus rapide que moi, vous en avez profité pour fouiller mes poches. D’ailleurs, j’ai mis sur le coup monsieur Isidore Lune, qui enquête à votre sujet. Non mais !

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  1. J’aime bien l’idée d’une chronique littéraire concernant des livres que le chroniqueur n’a pas lus. C’est original et me donnera des arguments pour briller dans les salons… où du reste, je ne fous jamais les pieds!

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    1. Je savais bien que cela te plairait, toi, amateur de mon surréalisme effronté (Ensemble de procédés de création et d’expression utilisant des forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison), pour qui la vie médiatique (et culturelle) c’est arrêtée en 1960 (et peut-être même avant ?). Ne me dis surtout pas que tu ne connais pas Béatrice Dalle et Philippe Djian, je m’en doutais !

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      1. Un jour dans le TGV entre Lyon et Paris, j’étais assis devant Jean-Michel Jarre et Charlotte Rampling. Je ne le savais pas. Je me lève pour aller boire un café, les vois. Le regard de Charlotte Rampling m’a transpercé de son bleu métallique.

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        1. Quelle chance ! La seule personne que j’ai rencontré dans un TGV est l’acteur Bernard Menez ! Par contre, j’ai déjà été dans un train qui a déraillé (une Micheline, pas un TGV) ! Des petits malins avaient entassé des parpaings sur la voie ! Heureusement, plus de peur que de mal, et on a fini à pieds jusqu’à la gare la plus proche. Mais, c’est une autre histoire…

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          1. Finalement, on a plus chances de survivre à un train qui déraille que dans un avion qui dévisse, ou à un terroriste qui défouraille.
            J’ai croisé plusieurs personnes connues, mais ma timidité m’a toujours fait rester dans mon pré. 😂

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  2. Mais on parle d’Isidore Lune Ici ! Et on ne me dit rien ! Ernest, tu me dois deux centimes de droits d’auteur.
    Je jure que mon article de ce soir n’est pas un plagiat de ton talent Ernest. Croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, m’en fous, j’y suis déjà.
    Perso, j’ai tamponné, involontairement, les doudounes de Sarah Modiano, en 1986, ce qui ne présente aucun intérêt vu que personne ne la connait.
    PS : J’attends ton article sur le Coran.

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