Un jour…

On m’refilera le Goncourt, et pt’ête même l’Renaudot…
J’gagnerai tous les concours, j’tirerai le bon numéro
J’serai pote avec Houellebecq, et l’Amélie Nothon
Et l’on descendra cul sec, du dom Pé, et puis du bon
Invité chez Pivot, qui me mangera dans la main
Causerai d’Hugo, d’Kundera, et d’Jean-Christophe Ruffin
Verrez que tous mes bouquins s’ront en tête de gondole
j’aurai de la chance… ô putain oui, j’aurai vraiment du bol !

J’écrirai à la une pour m’sieu olivier Nakache
On me filera d’la tune, et la moitié en cache
m’ferai mon cinoche, avec la Juliette Binoche
Aurai plus l’air d’une cloche, je s’rai plus jamais moche
au festival de Cannes, on m’remettra la palme
Et dans la salle mes fans qui tous m’acclament
Sur le canap’ à Drucker, assis tous les dimanches
Pourrai m’la jouer pépère, m’donnera carte blanche !

Je biserai la Dombasle, et la meuf au président
A tous les coups j’emballe, avec mes nouvelles dents
J’serai tout bronzé, tout le temps, même en hiver
Et faudra me payer cher pour sourire, pour avoir l’air
Promènerai ma panthère, et un tas de mannequins
Sur toutes les mers, d’Monac à Saint-Martin
J’me défoncerai à la came, en snifferai des tonnes
et j’partirai en flamme… enfin ça sera tout comme !

Et puis un jour viendra, seul, alcoolo, paumé
M’restera plus qu’mes deux yeux pour pleurer
Rendrai les clés de l’Astonne, et puis l’argent du beurre
j’attendrai que ça sonne, qu’on m’renvoi l’ascenseur
Mais au phone, plus personne, et de ça j’en ai peur
Seul, alone, trainerai ma pomme, aux restos du coeur
J’aurai eu du succés, un max de blé, ma part du gateau
Alors faudra pas trop qu’tu te plaignes… mon coco !

Manque plus qu’à trouver l’air… Quelques notes de musique…

De quoi t’as l’air…?

Rêves d’amies mannequins que toutes les nuits j’espère…
j’espère…
Rêves de paradis lointains ou bien d’une vie pépère…
pépère…
Un cauchemar malsain qui dérape et dégénère…
dégénère…
Teint blafard au pt’it matin dans les vapes légères…
Les vapes si légères…de ma jolie théière…

(Refrain) :

Ma couette en plumes de canard
Mon pyjama c’est du Damard
Bien chaud tricoté dans l’mohair
Mais Regardes toi…
Bon sang de quoi t’as l’air ?!
Regardes toi…Bon sang de quoi t’as l’air ?! (bis)

La nuit qui porte conseil, m’a refilé le nom l’adresse…
l’adresse…
D’une beautée surranée, d’une sacrée tigresse…
tigresse…
Drôlement bien gaulée et pleine de promesses…
promesses…
Me voilà bien décidé, je file a tout’ vitesse…
Oui à tout’ vitesse…ma triste princesse…

(Refrain…)

Devant sa porte blindée, me suis bien cassé l’nez…
cassé l’nez…
Pas la peine d’poireauter, déjà trop tard envolée…
envolée…
Me vl’a vite retourné aux plumes m’recoucher…
m’recoucher…
Pas du l’écouter, mes voeux s’ront jamais exaucés…
Non jamais exaucés…mon amour ma poupée…

(Refrain…)

Rêves d’un monde meilleur, une vie de superstar…
superstar…
Mais ne suis qu’un veilleur, un vilain couche-tard…
couche-tard…
Insomnies de malheur, une sale mine d’avatar…
d’avatar…
Tous les matins rêveur, à moitié dans l’coaltar…
Moitié dans l’coaltar…et la gueule à Gainsbard !

(Refrain…)

J’en ai bu des tisanes, et gober des médocs…
des médocs…
Le réveil toujours en panne, une véritable loque…
une loque…
Pas l’temps de fumer d’gitane, ou d’enfiler un froc…
un froc…
Ni même de faire mes gammes, fini pour moi le rock
Fini pour moi le rock…fini pour moi le rock…
Oui c’est fini pour toi vieux schnock…!

Recette du lapin au gaz moutarde (Ou à la prussienne)

Saississez-vous d’un jeune lapin de trois semaines
Que vous enlèverez sans ménagement
A ses parents, amis, femme, enfants
En lui fredonnant la Marseillaise…
« Formez vos bataillons…et cétéra et cétéra… »
Vous verrez alors que cela le rassurera…

Puis abattez-le
Sans cérémonie aucune
D’une balle dans la nuque
Pendez par les guiboles
Avec des barbelés
Saignez ensuite avec un schlass
Eventrez proprement à la baïonnette…
Et puis retirez ses tripes
A mains nues…
N’oubliez pas le coeur
Que vous réduirez en bouillie.
Sur la peau, tirez fort vers le bas
Elle viendra…
Réservez-vous une patte
La mettrez dans vot’poche
Elle vous portera bonheur !

Enterrez peau et boyaux
Dans la gadoue
Une jolie croix en bois
Avec le p’tit Jésus par dessus.
Le plus dur est fait…
Rajoutez quelques épices
De la sueur
Des larmes et du tourment…
Une poignée de grenades, de la roquette,
Et comble du raffinement,
Un bel obus de 75
Qui brille et qui péte…!
N’oublions pas la lampée d’sarin
Qui nous donnera du parfum…

Puis laissons bien mijoter
Quelques années…
Dans une grosse gamelle en fer blanc
Sur la flamme vacillante
D’un briquet d’poilu
Ou de not’pov’ soldat inconnu…
Un lourd couvercle
Bien posé sur l’dessus !

Pendant ce temps
Dressons donc la table
N’hésitons pas à rajoutez des assiettes
Plus on est de fous plus on s’amuse…
Pour la déco de table
C’est imbattable…
De la convention de Genève
Nous ferons quelques confettis…!

Et bien voilà…Bon appétit !

Le petit Poucet…

Le lieutenant Columbo n’en croyait pas ses yeux fripés de cocker… Les huit cadavres étaient pourtant bel et bien là devant lui, soigneusement alignés par ordre de taille… Le père tout d’abord, puis la mère suivie de ses six enfants, du plus grand au plus petit. Il manquait simplement le dernier dans la mare de sang déjà coagulée. Et pour cause, d’après les premiers constats il n’y avait aucun doute ; c’était surement lui qui avait fait le coup…
— On va le retrouver ce p’tit enfoiré… On va le retrouver ça vous pouvez en être certain Barnaby !
Car Barnaby était là aussi. Pour cette affaire hors du commun on avait appellé du renfort d’un peu partout.Et devait pas rester grand monde au 36 quai des orfèvres ou bien à Scotland Yard. Même cette grande folle dingue avec sa chapka constamment visée sur la tête avait fait le déplacement pour voir ce massacre. Le célèbre Sherlock Holmes relevait déjà des indices précieux…
— Chausses du 36 le saligaud… ! Very funny but it’s not usual du 36 pour un serial killer !
— Mais… N’est-ce pas normal à dix ans et demi… ?!
— Ouais… Perhaps…
On avait fait venir des chiens aussi.
Toute une floppée qui vous reniflaient dans tous les coins en remuant frénétiquement la queue. Des bergers belges malinois qui sont toujours les meilleurs pour cela, et tous les spécialistes des chiens-chiens à sa mémère seront entièrement d’accord là dessus. Très intelligents les bestiaux, et bien souvent beaucoup plus que leurs maîtres d’ailleurs d’après les statistiques…
— Chef… L’est surement parti par la forêt… ! Je crois bien que les chiens ont flairé quelque chose…
Nous voilà donc qu’on se barre tous aussi sec et à fond de train dans les bois. Et dans la cabane reste plus que deux ou trois sbires, tout habillés de combinaisons blanches et qui passent des grandes serpillères humides sur le parquet pour nettoyer toute la scène de crime.
Dans la forêt profonde, les gars décident de faire une pause car cela fait déjà trois bonnes heures que l’on courre ainsi, à en perdre haleine, derrière ces putains de clébards. Maigret s’allume une pipe, Barnaby sort sa fiole de whisky old Glenmore et Sherlock son violon pour nous jouer une sérénade tandis que cap’tain Marleau pisse debout derrière un arbre recouvert de mousse.
— Vous croyez qu’il a déjà réussi à passer en Suisse ?
— Possible…
Le chocolat étant très certainement le mobile du crime –on avait retrouvé des boulettes de papier d’alu qui emballe les Kinder-surprise disséminé tout le long du sentier– fallait donc bien se douter que le gamin chercherait forcément à se planquer là-bas, pays de cocagne de la chocolaterie s’il en était.
— Galope drôlement vite ce salopiot… ! Merde… Ils ont la santé à c’t’âge là ! S’il ralentissait un peu la clope maïs le commissaire Bourret cracherait peut-être un peu moins ses poumons aussi…
Vl’a qu’on repart. Faudrait se magner le rondin parce qu’il ne va pas tarder à faire nuit maintenant.
— Z’avez pas entendu… ?
— Quoi… ?
— …Les loups… ! Pas entendu les loups qui hurlaient là… ?!
Canis lupus… Le loup gris commun d’europe…
Notre ami Sherlock, il ne peut jamais s’empêcher de ramener sa science à tout bout de champ. Il en deviendrait presque chiant à force.
Finalement on s’est arrêté dans une petite auberge qui était située au beau milieu d’un clairière. Recommandée par le guide du Routard ce qui ne gâchait rien. L’établissement, tenu par un vieux couple très propres sur eux, ne payait pas de mine mais on a bien bouffé quand même. Et on a bien picolé aussi. Peut-être même un peu trop pour certains car ça s’est terminé en bagarre générale juste aprés le dessert… Columbo qui saignait fort du nez a fini par sortir son flingue, un remington calibre 38 avec une crosse en nacre véritable qu’est toute jolie, et nous a tiré une salve en l’air pour que le calme revienne. De vrais gamins.
Ensuite, on est tous allés se coucher dans le foin. Ça grattouille un peu quand on n’est pas habitué mais on s’y fait assez rapidement surtout lorsque l’on est bien crevés comme nous l’étions. Un sacré roupillon que l’on s’est payé même parce le lendemain matin à neuf heures personne n’était encore debout. Il est vrai que dans notre boulot on a rarement le temps de faire la grasse mat’ alors on en a profité un peu. Et puis l’air de la campagne nous avait fait du bien à tous, qui sommes le plus souvent enfermés dans des bureaux à taper des rapports criminels ennuyeux au possible. Alors c’était l’occasion ou jamais de décompresser un peu.
Bref… On s’est remis en route vers quinze heures, quinze heures trente, après avoir petit-déjeuné et déjeuné dans la foulée. La patronne de l’auberge nous avait préparé une daube aux morilles, qui était sa spécialité, et il aurait été idiot de ne pas en profiter.
Dès le début, on a vu tout de suite que les chiens n’avaient plus du tout la gnaque… Ils commençaient à en avoir plein les pattes surement. Nous aussi, quelque part.
Alors, comme les pauses devenaient de plus en plus nombreuses et longues, le commissaire Navarro, qui était le plus âgé d’entre nous mais aussi le plus ancien dans le grade le plus élevé, a décidé de tout arrêter. Mais à vrai dire un peu la mort dans l’âme tout de même parce que c’est malgré tout un sacré professionnel le père Navarro quoi qu’on en dise dans le télé Z de la semaine dernière.
— Bon… Je crois qu’on va laisser tomber les gars… Parce que sur la tête de ma mère, la vérité que ce n’est pas humain de faire endurer ça à ces pauvres chiens… !
Un bus bien climatisé est venu nous chercher rapidement pour ne pas avoir à se retaper toute la traversée de la forêt profonde. Sur le retour on a chanté tous en chœur « Plus vite chauffeur ! » et l’ambiance était vraiment au top. Sherlock a joué de son instrument et la Marleau, qu’est pas bégueule pour un sou celle-ci, nous a fait un stripe dans les règles de l’art. Alors vrai que l’on s’était bien marré, et comme a dit Barnaby, lui qui se fait toujours drôlement chier à la maison avec sa femme qui n’en rate pas une pour lui casser les pieds, pour ne pas dire autre chose de beaucoup plus vulgaire ; —il faudrait que l’on recommence l’expérience plus souvent non… ?! »
Retour donc à la cabane sanglante en fin de journée où pendant notre absence, les petits gars de la propreté scientifique avaient bien bossé, et tout nettoyé du sol au plafond. Sur qu’on y voyait beaucoup plus clair maintenant dans cette histoire. Et surtout qu’ils avaient finalement retrouvé le petit criminel bien caché dans un placard à balais…
— L’aurait fallu peut-être mieux fouiller le baraque… qu’a sorti l’inspecteur Harry que l’on n’avait pas entendu encore jusque là mais qui cause pas très bien le français non plus, il faut dire.
Le petit chose de mes deux a avoué tout de suite ses horribles crimes ce qui nous a permis de gagner pas mal de temps pour résoudre l’affaire surtout que l’on était un vendredi soir, et qu’évidemment personne ici n’avait envie de faire des heures sup’ une veille de week-end. On a tout de suite fêté ça comme de bien entendu en ouvrant quelques bonnes bouteilles de champagne millésimées que l’on a trouvé dans la cave et où il y avait également un ogre qui se planquait bien dans le noir, et depuis pas mal de temps…
Mais ceci est une autre histoire…

Trés librement inspiré du conte… Et texte proposé également dans un défi d’écriture (Babelio.com) mais n’ayant pas rencontré beaucoup de succès non plus…

Rendez-vous dans trois jours à Nagasaki

Bobo bobo bombinette !
Ma jolie bombinette !
Bobo bobo ça brûle, ça pète !
Ma peau bobo...En lambeaux...
Mes yeux cramés...En fumée...
Bobo bobo bombinette
Ma jolie bombinette !

Refrain :
Hiroshima c'est si glamour !
Et Nagasaki vaut bien un détour...
Bobo bobo mon amour
Qui brûlera pour toujours
Toujours...Toujours...

Bobo bobo bombinette !
Ma jolie bombinette !
Bobo ça fûme, ça craquette !
Mes oreilles...Bobo...En morceaux...
Mon coeur vidé...Allumé...
Bobo bobo bombinette
Ma jolie bombinette !

Refrain...

Bobo bobo bombinette !
Ma jolie bombinette !
Bobo ça hurle, ça crie arrête !
Mon nez...Bobo...En flambeau...
Mes pieds...Gonflés...Boursouflés...
Bobo bobo bombinette
Jolie bombinette !

Refrain...

Bobo bobo bombinette !
Ma jolie bombinette !
Bobo ça souffre, ça fait carpette !
Mes mains...Bobo...En carpaccio...
Et ma tête...Pirouette...
Et ma tête...
Pirouette...
Pirouette...
Jolie bombinette...
Jolie bombinette...

Mur

Mur

Le mur en béton du haut de ses six mètres
dictait sa loi.
On le mit à terre avec fracas…
Et sur ses gravats
On a dansé des sarabandes insensées
Sur des airs fous de violoncelle…
Quelle joie !
On a crié : « liberté…Liberté…! »
Et l’écho nous répondait :
« Berliner…liner…liner…! »
Alors Unissons-nous,
et des deux cotés,
Marteaux et burins dans chaque main,
Démolissons une fois pour toutes,
Tous ces vilains murs en parpaings
qui nous veulent tant de mal…

NdA : Je hais les bétonnières !

Chèque-vacances

Payer ses dettes un jour de canicule…

Par ces temps qui courent
Où l’on rêve de tout, de tout
Et surtout d’pistoches municipales
Allez au diable bon’dieu d’cigales…!
Plutôt qu’un long discours
Recevez ce chèque, les zazous
De deux cent cinquante balles
Je crois qu’c’est déjà pas mal…!

Mona Lisa

Deux textes proposés pour répondre à un concours (fumisterie…?) sur le thème de MONA LISA (400 caractères maximum).

Ce soir Lisa, je t’ai apporté ces fleurs sauvages, délicates et diaphanes, cueillies ce matin sur un chemin de Toscane. On les nomme fumaria… T’en souviens-tu Lisa ?

Te souviens-tu aussi de ce petit chemin brumeux et de ce pont romain sur lequel, timidement, je t’ai embrassée pour la première fois ?

Nous étions si jeunes, à peine 16 ans pour toi, et guère plus pour moi. Tu as souri… Comme aujourd’hui… Ma Dona tu étais si belle dans cette robe rouge…Bien des années ont passé et si les vernis ont craquelé, si le ciel s’est assombri derrière toi, ton sourire merveilleux lui est toujours là… Intemporel et tellement délicieux… Ô mon coeur, une larme à tes yeux ?

Le parfum des fumaria ou bien l’émotion de me revoir…?

Le second…

Joconde, ma Gioconda… Tu fais bien ta maligne à regarder passer le monde entier derrière ton plexiglas à l’épreuve des balles… Imperturbable, tu restes toujours de glace… Mais j’ai le sentiment que lorsque tu m’apercevras, sacrée gamine, alors ton sourire éclatera et tes jolies dents nacrées enfin l’on pourra deviner… Lisa, ma Florentine… Cette fois je peindrai tes jambes, puis dans un nuage de fumée dont j’ai toujours le secret, ensemble nous quitterons ces lieux… Et tiens… Pourquoi pas en hélicoptère ? Tu verras cela devrait te plaire… !

Cette nuit encore…

Elle veille, épie, surveille
Chaque nuit dans mon sommeil
Rôdeuse macabre qui sans bruit
Donne encore plus de sens à ma vie
On la devine, tapie dans l’ombre
Qui sans pitié, de remords ne s’encombre
Mon souffle, ma vie entre ses mains
Attends toujours patiente, jusqu’au matin
Que j’ouvre les yeux, et lui dise enfin
— Bonjour la mort et à demain… !

Bonne nuit à tous …! et à demain…peut-être…!

Dans les brumes matinales

Dans les brumes matinales d’un vil et insipide azur
Montent sourdes et furieuses les clameurs
« A mort…à mort ! A mort l’usurpateur ! »
Un homme, seul et bâillonné, sur le bûcher incandescent
pleure ses dernières larmes sur son triste tourment
car toutes les cloches, et ce glas, qui résonnent
annoncent à l’unisson cette fin en somme
de la culture, du savoir et de l’instruction
Tandis qu’à l’horizon, derrière les tours noires de Bab el Lion
Sur de sombres destriers endimanchés, ses bourreaux abscons
chevaliers servants et vaillants, et bien souvent aussi très…bons…
s’éloignent déjà, rejoignant de bien lointaines contrées
et de vastes royaumes encore inexplorés de la médiocrité…

Texte écrit pour remettre les pendules à l’heure…A vos montres !